Harry n’a pas triché lors de son examen de sortie d’Eton, le prestigieux collège privé anglais, a conclu la justice britannique lundi, en rendant son verdict dans le procès pour licenciement abusif engagé par une ancienne professeur du prince. Le tribunal prud’homal de Reading, à l’ouest de Londres, a cependant conclu que Sarah Forsyth, la plaignante, avait effectivement été licenciée de façon abusive par le prestigieux collège privé d’Eton, situé à quelques hectomètres du château de Windsor, la résidence de week-end de la famille royale.
Une autre plainte de Mme Forsyth, 30 ans, pour discrimination sexuelle, a par contre été rejetée par le tribunal. L’accusation selon laquelle Harry aurait triché lors de son examen d’arts plastiques, à la fin de sa scolarité à Eton, au printemps 20O3, avait émergé durant le procès entre Mme Forsyth et la direction du collège. Sarah Forsyth avait accusé le directeur du collège, Anthony Little, d’avoir voulu se débarrasser d’elle car elle savait trop de choses sur l’aide apportée au prince Harry avant l’examen final dans son épreuve d’arts. Selon Mme Forsyth, c’est le chef du département d’arts du collège, Ian Burke, qui avait aidé le prince Harry, 20 ans, à réaliser l’oeuvre qu’il devait soumettre à l’examen. Sarah Forsyth avait également affirmé avoir elle même rédigé la quasi totalité du texte accompagnant le “projet d’étude” du jeune prince. Mais ces accusations n’ont pas été acceptées par le tribunal de Reading, selon qui Mme Forsyth “a modifié les éléments de preuve dont elle disposait concernant ses accusations visant le projet en art du prince Harry et concernant l’aide qu’elle aurait été contrainte de fournir au prince”. Le tribunal a accepté l’argument de Ian Burke selon qui Mme Forsyth avait certes aidé le prince à rédiger le texte accompagnant son projet d’art, mais seulement au niveau du vocabulaire. Le tribunal a de même critiqué l’enregistrement effectué par Mme Forsyth, à l’insu du prince, le 14 mai 2003, le jour même où celui-ci passait son examen final. Selon cette cassette, largement inaudible, le prince Harry aurait alors reconnu n’avoir écrit “qu’une seule phrase”, “un minuscule, minuscule morceau” de son projet d’étude en arts plastiques. Dans un communiqué victorieux lundi, Clarence House, la résidence londonienne du prince Charles, de son épouse Camilla et de ses deux fils, William et Harry, a estimé que le tribunal de Reading avait “totalement blanchi” le prince des accusations de tricherie qui pesaient sur lui. Harry, qui a toujours nié ces accusations, est entré à l’académie militaire de Sandhurst, dans le sud de l’Angleterre, début mai, pour y suivre une formation de 44 semaines.


