Malgré la gravité des accusations dont Michael Jackson était la cible, et en partie à cause de la personnalité hors norme du chanteur, son procès de quatre mois a connu plusieurs épisodes sortant de la norme et souvent cocasses.Lors de son témoignage, la mère de l’accusateur, oscillant entre le tragique et le mélodramatique, a ainsi affirmé que Jackson avait tenté de l’enlever dans un dirigeable, sous les yeux ronds des jurés qui diront après le verdict avoir eu du mal à la croire.
Les jurés ont aussi appris lors du procès qu’un des associés de Jackson l’appelait Arnold, et que la star utilisait le mot « frites » pour désigner l’argent. Une hôtesse de l’air a également indiqué que Jackson, que tout le monde a longtemps considéré comme un végétarien, aimait manger du poulet frit matin, midi et soir. Toute la ménagerie que Jackson entretient dans son ranch de Neverland a été évoquée lors du procès. La Cour a ainsi appris que Jackson avait l’intention d’organiser une fête d’animaux célèbres pour son chimpanzé et compagnon de longue date Bubbles. Le chanteur a indiqué, dans une cassette vidéo, que parmi les invités pourraient figurer Cheetah, le chimpanzé de Tarzan, Lassie, le colley le plus célèbre du monde, et Benji, un autre héros canin du petit écran. Autre digression, défense et accusation se sont empoignés pendant de longues minutes pour savoir si Jackson avait maltraité le lion de sa ménagerie en lançant des projectiles sur sa cage. L’avocat du chanteur, Thomas Mesereau, a affirmé aux jurés que Jackson aimait se percher sur un arbre et composer en écoutant les cris et les rires des enfants. Mais des témoins ont affirmé que le jeune accusateur et ses frères, parmi les invités de la star, jouaient aux autos-tamponneuses avec les voitures de golf du ranch. Plusieurs comédiens se sont présentés à la barre des témoins, pour le plus grand plaisir du juge Rodney Melville, qui a fini par déclarer qu’il préférait les acteurs aux avocats. Lui-même s’est essayé à la comédie, réussissant à arracher des sourires à l’assistance en se décernant lui-même un des « cartons rouges » censés punir ceux qui auraient laissé sonner leur téléphone portable dans le tribunal: l’appareil incriminé était le sien. Selon L’AFP


